Samedi 04 Novembre 2006

 Une histoire vraie qui dure toujours. Suivez-la.  Deux amoureux de  Dzblog la vivent avec intensité.

- Nooooon! Tonton, tu es fou! Je ne veux pas. Arrêtez! Je ne veux plus partir. Je reste chez moi.

- Non, Tonton, arrêtez . Vous êtes "mahboul"!

L'amour supersonique.

Le premier est  un Algérien et la seconde est une Française. D'où connait-elle le mot "mahboul". Avec un "h" s'il vous plait.

J'ai été pris pour un "fou" par ce jeune Algérien. Il plaisante. Alors, voyons depuis le début cette histoire pasionnante d'un amour digne de Tristan et Yseult la blonde, Kaïs et Leïla, Roméo et Juliette.

Je faisais office de fusible entre  les gens. Toute ma vie, je n'ai fait que régler des problèmes d'humains.

J'ai des enfants partout, comme vous le savez. Je les aime tous.

Un jeune ami, taillé comme un gladiateur romain se plaint de la malvie chez lui en Algérie.Je lui expliquais à longueur de journée qu'il ne savait pas s'y prendre avec la vie. Il faut mordre à pleine dents. Il ne sait pas mordre, que puis-je faire pour lui. 

- Qu'est-ce que tu veux au juste? Si c'était au temps de Romains, je t'aurais recruté comme gladiateur. Qe veux-tu?

- Je ne sais pas. Peut-être rencontrer quelqu'un de bien.

- De bien comme quoi? Un ange?

- Tonton, tu plaisantes ou quoi?

Non, je ne plaisante pas. On peut tout avoir avec Tonton. Il connait même des anges. Des fées aussi. Des djinns. Ses rêves ne sont pas comme les vôtres. Il fait des rêves extraordinaires.

- Tu veux une blonde? Une vraie blonde. Mais intelligente.

- Allô, la fée? C'est Tonton. J'ai quelqu'un à sauver. Gentil garçon. Charmant, poli et bien éduqué. Garantie "soixante-dix" ans, pièces et main d'oeuvre. Sportif. Sourire permanent. Attention timide.

Contact, démarrage, moteurs à plein régime. Toutes les manettes fonctionnent. Carburant? Suffisant. Et on décolle.  

Trois ou quatre jours plutard. Je ne peux pas dire que je ne croyais pas  ce que je vivais. J'y croyais. J'en ai l'habitude. Tenez-vous bien. J'ai une cousine mariée en Malaisie. Une autre copine, médecin en Iran, n'est-ce pas Fifi? En Suède, au Canada, en Espagne, en Allemagne, en Suisse. Des tas de cousins et de  cousines.

La France et l'Angleterre, c'est comme El Harrach ou Mohammadia.  On se promène là où j'y vais en burnous et en gandoura. On boit Hammoud.

Et voilà que notre Frelon Blond d'Algérie qui ne croit pas ses yeux et ses oreilles.

- Hé,  petit Frelond Blond. Prépare ta valise et fais tes adieux  à tes parents.

- Quoi?

- Oui, la mariée t'attend. La belle villa, la belle voiture,  le beau jardin, les gentils beaux parents, la mer, le bateau, la planche à voile. Tu vas te dorer au soleil.

Et de l'autre côté de la mer. Face à l'Angleterre.

- Tonton, il arrive ou pas le Frelon Blond? C'est la petite Fée qui s'impatiente.

Je mens et j'essaie d'arranger les choses. Oui, quelques papiers  à régler et il est à vous.

Retour chez nous.

- Ecoute-moi, Frelon Blond. Ouallah, si tu t'amuses à te cacher, je vais t'envoyer en Kabylie, garder les moutons et cueillir les olives.

- O Tonton, je  t'en supplie. Pas ça, je ne sais pas garder les moutons. Je ne peux pas te suivre à une telle vitesse.

- Tu veux que j'utilise un avion à hélice pour régler ça.

Il accepta, mais ne savait pas que certains avions à hélices sont encore plus rapides.

- Le Frelon Blond? C'est Tonton. Atttends-toi à de la visite. La mariée va te rejoindre d'un moment à l'autre.

- Où ça, chez moi?.

- Ouiiiiiiiii!

- Ah, non Tonton. Je suis mort et enterré. Je me sauve. Je me cache.

Quelques jours plutard. Tout rentre dans l'ordre. L'amour dure encore. Il est plus intense. Les rêves durent plus longtemps qu'onne le croit. Tout peut arriver, il suffit d'y croire. 

Je vis une vraie histoire d'amour. Un grand amour. Une histoire passionnante et ça dure.

Petite Fée et Frelon Blond. Voyez-vous que c'est si facile de vivre sans frontières.  Vivez-la avec moi, s'ils me laissnt la vivre avec eux. Inchalah, ils auront beaucoup d'enfants blonds. Comme la Fée et le Frelon, mais intelligents.

Alhamdoulillah,  Dieu merci, les frontières sont de moins  en moins importantes.                           

                                            

publié par LE VAGABOND. dans: VIVENT LES VAGABONDS.

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Quand le dernier arbre sera abattu, quand la dernière rivière sera empoisonnée, quand le dernier poisson sera pêché; alors, l'homme s'apercevra que l'argent  ne se mange pas. Géronimo (1819-1909).

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